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charte ethique

Dopage


Numéro vert "Écoute dopage" : 0 800 15 2000
(appel gratuit du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 14h à 20h)
http://www.ecoutedopage.fr/

Dès l'origine, pour survivre, l'homme a été confronté aux réalités de la chasse et de la guerre. Il a directement perçu la nécessité d'être fort, et si possible le plus fort face à l'animal, au rival ou tout simplement aux conditions de vie. Ainsi durant la préhistoire, les ethnologues ont remarqué que le sang avait un pouvoir vivifiant et symbolique. Se nourrir de chair, donc de sang, c'était introduire en soi une force étrangère. Peut-être étais-ce là la raison qui amena l'homme à devenir carnivore, voire cannibale…

Les chinois, eux, utilisaient les principes de base de leur médecine : ils accroissaient par exemple leur résistance cardiaque par l'absorption d'extraits de plantes. C'est ainsi qu'ils furent les premiers à s'emparer des bienfaits de l'éphédra. De l'autre côté du globe, les peuples indiens employaient les feuilles de coca pour entreprendre de long parcours (au point d'en faire une unité de mesure de distance : la cocada).

Parallèlement, il y eut la dérive de la préparation guerrière vers le sport. Celui-ci a poursuivi sa route dans les mentalités et à travers les siècles. Là aussi il fallait être fort. Pourtant le problème ne s'est jamais posé en terme de dopage. Pour ces champions, héritiers des guerriers, la règle était simple : peu importaient les moyens, l'essentiel était d'être le meilleur. On voyait donc les athlètes de l'Antiquité consommer de la viande pour accroître leur force physique (chèvre pour les sauteurs, taureaux pour les lanceurs).

Plus près de nous, à la fin du XIXème siècle, les cyclistes avaient recours aux "topettes", petites fioles remplies de cocktails détonants (caféine, strychnine). Pourtant l'utilisation de ces breuvages magiques et potions mystérieuses préparées par les "soigneurs de l'époque" (véritables charlatans) n'avait rien de clandestin. On voyait d'ailleurs fleurir des slogans publicitaires du genre "la potion des Incas pour un démarrage foudroyant". C'était d'ailleurs plus pour lutter contre la fatigue avec la multiplication des épreuves de six jours que pour améliorer leurs possibilités.

Mais avec le temps, les événements vont prendre de l'ampleur. Des premiers Jeux Olympiques à nos jours, le dopage va changer d'ère, passant insensiblement du stade artisanal et empirique à celui de l'industrie pharmacoscientifique détournée de son cours. C'est ainsi qu'en 1968 (JO de Grenoble et Mexico) seront institués les contrôles antidopage des athlètes. Ce sera le début d'une longue guerre entre les voleurs de podium et les gardiens de l'éthique (l'esprit sportif du baron Pierre de Coubertin) où chaque bataille porte le nom d'une molécule :

  • 1960 : les années Amphétamines,
  • 1970 : les années Anabolisants,
  • 1980 : les années Testostérone,
  • 1990 : les années EPO (Erythropoïétine),
  • et les années 2000 ? On progresse dans la connaissance des neurotransmetteurs. Peut-être trouvera-t-on un produit qui accélère la gestion des informations dans le cerveau ?…

On pourrait, en effet, choisir de légaliser définitivement le dopage. Cela se fait "presque" dans certaines disciplines comme l'haltérophilie. Pourtant cela nous paraîtrait inconcevable et pour deux raisons essentielles :

L'argument santé

L'utilisation des substances et méthodes prohibées est nuisible. Les instances dirigeantes du monde sportif cherchent ainsi à protéger l'athlète des effets secondaires car les conséquences peuvent être dramatiques : problèmes cardiaques, toxico-dépendance, hépatites, SIDA…
Christophe Bassons s'exclame dans l'Humanité en 2001 : "Mince, on ne fait pas du sport pour être malade, on fait du sport pour s'épanouir !".
Les médecins tirent les sonnettes d'alarme et plaident pour la lutte contre le dopage : "Notre métier consiste à empêcher les gens de se détruire (règle déontologique du sermon d'Hippocrate). Or nous savons pertinemment que tous les sportifs prenant des produits dopants risquent tôt ou tard d'en mourir ! De l'embolie pulmonaire à l'arrêt cardiaque, en passant par le cancer du foie ou la dégénérescence cérébrale, c'est une réalité."

L'argument éthique

Le dopage est l'amélioration de la performance par des moyens déloyaux. Or il faut préserver l'éthique du sport, lui conserver sa valeur exemplaire.
Pour participer à une compétition, le sportif passe un contrat avec une fédération qui le contraint à respecter certaines règles. De plus, ce contrat a une dimension sociale car le sport véhicule des valeurs morales (respect, fair-play, loyauté, équité…). Les règlements sportifs interdisent le dopage. Toute entorse à cette règle constitue un non-respect du principe d'égalité des chances et par conséquent de l'éthique sportive.
Doper, c'est tricher. Tricher avec soi-même et avec ses adversaires.
Doper, c'est voler. Voler les victoires, la gloire et l'argent de ses adversaires, voler le rêve de ses admirateurs. Alors que dire lorsqu'on entend le docteur Bellocq s'insurger contre les Français qui acceptent de prendre le départ d'un 100 m avec 20 m de handicap (face aux Soviétiques ou aux Américains dopés) ? Quel bel humaniste, n'est-ce pas ? En tout cas, félicitations à ces Français !

Nous préciserons qu'il existe une raison annexe à cette bataille : éviter le phénomène d'engrenage.
Un sportif sera d'autant plus tenté par le dopage qu'il aura le sentiment que ceux qui le devancent sont dopés et que rien n'est fait pour les démasquer. Ne pouvant se faire justice lui-même, il recourra aux même armes que ses adversaires.

Mais gardons espoir : diverses enquêtes menées sur la population montrent que pour 78 % des personnes interrogées considèrent que le sport est incompatible avec la tricherie. C'est encourageant !

Le dopage a des racines historiques dont les ressorts secrets ne sont pas propres au sport. C'est un phénomène étroitement lié à l'exigence principale de notre société : la compétition à tout prix et sous toutes ses formes. L'exigence de performance est un problème d'ego et un cercle vicieux car lorsqu'on monte des marches, on ne veut plus redescendre. Aucun sportif n'est à l 'abri, même avec le danger que cela encoure. Regardez le tabac : c'est reconnu comme nocif et pourtant 30 à 40 % des médecins fument !

Que l'on soit sportif de haut-niveau ou "du dimanche", que l'on fasse de la compétition contre un adversaire ou contre soi-même, la tentation d'aller, avec un petit coup de pouce chimique, plus haut, plus vite, plus loin que son concurrent direct (l'adversaire ou son propre corps) est inhérente à la nature humaine. L'homme est attiré à combattre les autres mais également à se tester soi-même. On citera en exemple Maurice Herzog, alpiniste de renom, qui utilisa des amphétamines pour combattre l'Annapurna (il sera quelques années plus tard à la tête du ministère des Sports de l'époque).

Cependant, il existe de nombreux accélérateurs et amplificateurs de ce constat de départ. En effet, les incitations au dopage ont été renforcées par le développement du sport-spectacle et de ses inévitables dérives. Et nous avons bien évidemment en première ligne les intérêts financiers ! Pour faire plus d'argent, il faut plus de spectacle, donc plus de performances. Les compétitions sont aujourd'hui génératrices de droits de diffusion et de recettes publicitaires phénoménaux. Il y a promotion et exploitation des "stars" du sport. C'est la course aux records et aux performances spectaculaires car elles seules permettent de susciter et de retenir l'intérêt des médias. D'où le phénomène de dopage. Les sponsors veulent du profit (exigences, chantages, pressions psychologiques), les médias veulent du public, le public veut du spectacle et la spirale monte.

Attention, afin d'expliquer la fatalité du dopage, certains accuseront les cadences infernales pour justifier le recours aux drogues de la performance. Mais le kilométrage par exemple en cyclisme est un faux problème. Bernard Hinault disait : "Ce sont les coureurs qui font la course, non le parcours". En réalité, ce qui crée la difficulté, ce n'est pas d'enchaîner les étapes mais surtout d'essayer de suivre le rythme des plus forts. Espérons un jour que le dopage ne sera plus banalisé mais au contraire marginalisé. La hiérarchie sera alors naturellement respectée, la course plus vraie et plus belle car étalonnée sur la valeur réelle des hommes.

Le sport est un facteur reconnu de protection de la santé : dans les pays développés, on vit mieux et plus longtemps si l'on pratique une activité physique adaptée et bien conduite. Dans certaines situations (diabète ou problèmes cardiovasculaires), l'activité physique est même considérée comme une thérapeutique à part entière. Mais il est des cas où la pratique sportive peut constituer un facteur de risque sanitaire : le détournement de la fonction médicale au profit d'une aide à la performance.

La première définition légale du dopage en France date de 1965. En effet, la loi du 1er juin 1965 considère comme dopé : "Quiconque aura en vue ou au cours d'une compétition sportive, utilisé sciemment l'une des substances déterminées par le règlement d'administration publique, qui sont destinées à accroître artificiellement et passagèrement ses possibilités physiques et sont susceptibles de nuire à sa santé".
Cette définition renvoie à une liste de substances très détaillée.

La loi du 23 mars 1999 donne maintenant la définition suivante : "Le dopage est défini par la loi comme l'utilisation de substances ou de procédés de nature à modifier artificiellement les capacités d'un sportif. Font également partie du dopage les utilisations de produits ou de procédés destinés à masquer l'emploi de produits dopants. La liste des procédés et des substances dopantes mise à jour chaque année fait l'objet d'un arrêté conjoint des ministres chargés des sports et de la santé".

En résumé, le dopage est tout ce qui permet au corps d'évoluer au-delà de ses aptitudes naturelles par des moyens extra physiologiques. On citera ainsi, parmi les méthodes et substances interdites :

  • le dopage sanguin, la manipulation pharmacologique, chimique et physique,
  • les amphétamines, stimulants qui provoquent un coup de fouet et masquent la fatigue,
  • les agents anabolisants qui accroissent la masse musculaire,
  • les narcotiques comme la cocaïne qui augmente la confiance en soi,
  • l'EPO qui améliore l'endurance,
  • les diurétiques,
  • les hormones peptidiques,
  • et bien d'autres…

Le dopage, c'est un coup de pouce moléculaire polluant. Le corps de l'athlète, s'il veut rester "biologique", doit se priver de tout apport extérieur artificiel.

Cependant, on remarque qu'il est extrêmement difficile et délicat de préciser où commence le dopage et ce serait un thème de débat très houleux. Prenons l'exemple d'un sportif qui voudrait développer sa masse musculaire. Bien sûr, il est reconnu par la majorité d'entre nous que l'absorption de stéroïdes anabolisants comme la testostérone est du dopage. Mais qu'en est-il de la stimulation musculaire par électrodes (de type Compex) ? Comment justifier que le recours à une hormone, qui plus est naturelle (puisque notre corps la sécrète) soit punissable, synonyme de tricherie alors que l'utilisation d'un appareil où aucun effort n'est demandé au sportif est, par contre, éthiquement correct ?

Autre exemple : la recherche scientifique a montré qu'un des facteur de la performance était le nombre de globules rouges dans le sang (= taux d'hématocrite). En effet ce sont eux qui transportent l'oxygène, élément indispensable lors d'un effort musculaire. Il existe plusieurs parades pour améliorer ce paramètre :

  • la transfusion sanguine ; la technique consiste à prélever en période de préparation une certaine quantité de sang, le congeler puis le réinjecter juste avant une compétition,
  • l'utilisation de l'EPO qui stimule la fabrication de ces précieux globules,
  • les chambres d'altitude : procédé découvert accidentellement lors de la préparation des JO de Mexico en 1968. Si le but de départ était d'habituer les sportifs à des efforts en altitude (2.240 m), le résultat fut la mise en évidence qu'un organisme, face à une insuffisance en oxygène, s'habitue et même réajuste son fonctionnement en produisant plus de globules rouges.
Peut-on soutenir mordicus qu'une de ces méthodes est vraiment naturelle ?

A plus petite échelle, il y a aussi la polémique du cannabis. Certains diront que les fumeurs de joints sont certes fautifs mais pas tricheurs (Aimé Jacquet en parlant de Bernard Lama et de sa suspension) alors que la médecine a prouvé qu'il augmentait l'agressivité.

Nous ne cherchons pas là à vous apporter une réponse mais juste à vous sensibiliser sur la question de "où se situe la limite entre propreté et tricherie"…

La santé, d'après une définition de l'OMS, est "un état de bien-être physique, mental et social" et la pratique sportive, en agissant sur ces trois composantes, doit contribuer à son amélioration. Il est malheureusement des circonstances dans lesquelles pèse sur le sportif un risque sanitaire en lien avec la recherche de la performance "à tout prix". C'est pourquoi des mesures concrètes ont été prises par l'ensemble des partenaires du monde sportif, médical et institutionnel pour lutter contre le dopage au fur et à mesure de son évolution et de ses conséquences désastreuses.

Les différents acteurs

La lutte antidopage implique une véritable mobilisation tant à l'échelle nationale qu'au niveau européen et international pour garantir la loyauté et la crédibilité des grands évènements sportifs.

Le ministère des Sports a impulsé ces dernières années une notable accélération de la lutte contre le dopage en France (loi du 23 mars 1999, triplement des moyens budgétaires entre 1997 et 2000, doublement du nombre des contrôles sur la même période). Le Ministère finance également un certain nombre de projets de recherche : soit directement (comme ce fut le cas pour deux études, l'une consacrée à la nandrolone, l'autre aux excès en fer chez les cyclistes), soit indirectement par le biais du Laboratoire National de Dépistage du Dopage (LNDD). Le LNDD travaille notamment sur la mise au point et l'amélioration de nouvelles méthodes d'analyse de substances détectables. Il est également impliqué dans la recherche de méthodes de détection de substances dopantes jusqu'alors indécelables.

L'Agence Mondiale Antidopage (AMA) a été fondée le 10 novembre 1999 à Lausanne (Suisse) afin de promouvoir et de coordonner sur le plan international la lutte contre le dopage dans le sport. Elle a été instituée sur l'initiative du Comité International Olympique et de certains États parmi lesquels la France a joué un rôle déterminant. Son budget est depuis 2002 acquitté pour moitié par les États et pour moitié par le CIO. Son rôle principal est d'harmoniser la lutte contre le dopage, aussi bien du point de vue des procédures de contrôle que de celui des sanctions disciplinaires, et ce dans tous les États et pour toutes les disciplines. Elle ne fait cependant pas que cela puisqu'elle finance aussi des projets de recherche (pour un montant de 5 millions de dollars en 2001) et définit des programmes éducatifs pour la jeunesse.

Le Comité International Olympique (CIO), organisation non-gouvernementale à but non-lucratif, a été fondé le 23 juin 1894 par le Baron Pierre de Coubertin. Sa responsabilité principale réside dans la supervision et l'organisation des Jeux Olympiques d'hiver et d'été. Le CIO est entièrement financé par des fonds privés provenant de programmes de marketing et de la vente des droits de retransmission des Jeux. Il redistribue au sein du mouvement olympique 93 % des fonds qu'il génère.

La mission du CIO consiste à assurer la promotion de l'Olympisme et de l'éthique sportive. L'un de ses principes fondamentaux est de contribuer à bâtir un monde pacifique et meilleur en éduquant la jeunesse par le moyen du sport pratiqué sans discrimination d'aucune sorte et dans un esprit d'amitié et de solidarité. C'est dans ce cadre que s'inscrit la lutte contre le dopage. Elle est conduite par une commission médicale créée en 1967. Cette commission finance et coordonne la recherche dans l'identification des substances et des pratiques dangereuses pour l'athlète. Elle a également un rôle d'information préventive, auprès des athlètes, entraîneurs et administrateurs, mené par le biais de publications et de séminaires.

La position de la France

Aujourd'hui, la volonté politique de lutte du Ministère s'est concrétisée par une série de mesures et d'initiatives, dont l'adoption de la loi du 23 mars 1999 qui renforce les moyens d'action sous un angle à la fois préventif et répressif. En effet, cette loi a été conçue pour protéger la santé des sportifs grâce à une prévention et à une surveillance médicale renforcée.
Elle comporte deux aspects nouveaux :

  • elle oblige les fédérations sportives à mieux surveiller médicalement leurs licenciés ; cette obligation est plus ou moins importante selon l'intensité de la pratique des licenciés : elle va du certificat médical d'absence de contre-indication à la compétition sportive pour les pratiquants réguliers, à une surveillance très complète des sportifs de haut niveau,
  • elle renforce la lutte contre le dopage selon trois axes : création d'une autorité administrative indépendante, le Conseil de Prévention et de Lutte contre le Dopage (CPLD) chargée de veiller à l'efficacité et à l'effectivité de cette lutte, création des Antennes Médicales de Lutte contre le Dopage (AMLD), nouvelles structures en charge du soin et de la prise en charge des sportifs ayant eu recours à des pratiques dopantes, renforcement des sanctions pénales à l'encontre des trafiquants et des pourvoyeurs (pouvant aller jusqu'à sept ans d'emprisonnement et 152.500 € d'amende).

Les moyens financiers mis à disposition ont logiquement suivi une courbe ascendante. En 2002, il est ainsi prévu que le budget consacré par le Ministère des Sports à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage s'élève à 24,24 M€ (159 MF) contre 5,64 M€ (37 MF) en 1997, soit une hausse de plus de 300 %.
Une grande partie a été consacrée à la prévention puisque cette loi prévoit une formation à la prévention du dopage pour les médecins du sport, les enseignants et les cadres des fédérations sportives, clubs, établissements d'activité physique et écoles de sport.

De même, elle oblige :

  • les grands médias diffuseurs de programmes sportifs à promouvoir les dispositions en faveur de la protection de la santé des sportifs et de la lutte contre le dopage,
  • les partenaires officiels des évènements sportifs et des sportifs à s'engager à respecter une charte de bonne conduite,
  • les fédérations à veiller à ce que les programmes d'entraînement et le calendrier des compétitions qu'elles organisent ou agréent ne nuisent pas à la santé de leurs licenciés.

Certaines substances sont soumises à des restrictions :
  • l'alcool,
  • les cannabinoïdes,
  • les anesthésiques locaux,
  • les corticostéroïdes,
  • les bétabloquants.
Accéder à la liste complète des médicaments interdits.

Les médecins conseillers, chargés de coordonner dans chaque région l’application de la politique médico-sportive décidée au niveau national, peuvent être contactés dans les Directions Régionales Jeunesse et Sports.

Afin de compléter les informations sur le dopage, vous trouverez ici des documents complémentaires.
FFSG - Nouvelles Règles antidopage Télécharger le document (414 ko)
Règles antidopage du CIO Télécharger le document (397 ko)
Code Médical du Mouvement Olympique Télécharger le document (297 ko)
Code Mondial antidopage 2009 Télécharger le document (1,43 Mo)
Lettre du Code Médical du Mouvement Olympique Télécharger le document (43 ko)
Liste des adaptations et amendements Télécharger le document (170 ko)